Paris Brest Paris 2007

Le récit

Les yeux plongés dans le ciel, je n’en finis pas de scruter l’horizon à la recherche d’une mince éclaircie. Il faut s’y faire, l’édition 2007 n’est pas placée sous le signe du soleil. On a beau dire que les « Paris-Brest » sont des randonneurs aguerris, l’idée de réaliser le périple sous la pluie et au grè des 4 vents ne réjouit guerre les prétendants à la médaille. De toute façon, nous n’avons pas le choix, il faut faire avec les conditions climatiques et espérer que Météo France se trompe ! Nous voilà donc tous les 4, dans la Kangoo ,en direction de Paris, nos deux paternels, sont aux commandes du véhicule, et ont l’air anxieux. Steeve, mon co-équipier, est plutôt serein et impatient d’en découdre avec les Km. Pour ma part, la pression monte doucement et les souvenirs rejaillissent, le volcan qui sommeillait depuis 4 ans, c’est bel et bien remis en activité.

affiche

En raison de la forte pluie, Laurent Ares me précise par téléphone que le contrôle des machines n’a pas lieu cette année et qu’il n’est donc pas nécessaire de se rendre au gymnase des Droits de l’Homme muni de sa bicyclette.

Après quelques Km de bouchons aux alentours de la capitale, nous arrivons au rond point des Saules ce dimanche 19 août vers les 18h00 : le spectacle peut alors commencer.

Tiens, tiens ..déjà des visages connus, aux abords du gymnase. Il s’agit de Marie Jo et Bernard venus poser pour la photo de famille des diagonalistes.

Je connais le site comme ma poche et sert de guide à l’équipe lors du retrait des documents. L’ambiance est pesante, particulière, bref comme une veille de départ d’un PBP.

Mon Père est déjà impressionné, il me parle de 2011, je rigole, je le chambre et lui dis que celui de 2007 n’a pas encore commencé.

Nous profitons au maximum de l’ambiance et rejoignons avant 20h00 le camping de la base de loisir de Guyancourt.

L’effervescence habituelle qui règne dans ce lieu n’est pas de mise cette année, la pluie fine qui s’abat sur la région Parisienne est en grande partie responsable. Nous nous attablons rapidement face à une énorme gamelle de pâtes et ne tardons pas à nous coucher au son des averses incessantes.

Il est 5h00, Paris s’éveille… et les randonneurs font grises mines. La journée la plus longue commence pour nous. Nous vérifions les vélos maintes et maintes fois, refaisons notre sac et nous demandons, pour conjurer le sort, s’il est bien nécessaire d’endosser les vêtements de pluie dès le départ.

A moins de 4 h du premier coup de sirène, les impatients sont déjà sur leur vélo et se rendent près des sas de départ. Nous ne nous affolons pas et dégustons un dernier plat de féculents avant de nous vêtir de nos plus beaux apparats. 18h30, ça y est nous y sommes, il y a déjà beaucoup de monde devant la grille. J’en profite pour appeler mon épouse qui nous observe par la web cam du site internet de St Quentin. Les bénévoles nous parquent dans des files et nous avançons petit pas par petit pas. Nous nous retrouvons finalement dans la première vague. Nous sommes cernés par des fous, des anglo saxons, juchés sur de belles randonneuses équipées de pignon fixe. A la question est-ce une punition ? L’anglais n’a pas su me répondre. Tout le monde rigole. Le speaker commence le compte à rebour.

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La tension est a son maximum, je regarde une dernière fois mon père, pense très fort à Fani et mes deux filles. Au retentissement de la corne de brume, c’est une véritable délivrance à laquelle assistent les spectateurs admiratifs. Nous roulons enfin vers l’Ouest !

La première nuit

Je suis très nerveux et ne veux pas me faire piéger comme en 2003. Nul n’est à l’abri de la crevaison, mais la vigilance permet d’éviter certaines plaques d’égouts et prise de risques inutiles. Il s’en est quand même fallu de peu, une chute se produit entre plusieurs cyclos juste à côté de moi. Steeve n’est pas au mieux, son cardio s’affole aux moindre relances ou petites montées (sûrement le stress). Nous sommes toujours dans le peloton et les premières petites bosses ont fait une sévère sélection. La fougue m’entraîne vers l’avant du groupe, tant pis si l’on gaspille des cartouches, pourvu qu’on ait l’ivresse. Steeve me ramène rapidement à la raison et d’un commun accord, nous laissons filer la troupe. Nous sommes trois à rouler, nous n’apercevons plus personne derrière nous. Nous rentrons dans notre bulle et commençons à évoluer à notre allure, celle qui nous a permis de réaliser la série des brevets. Le troisième larron est Breton et nous explique que le circuit passe à 50m de sa maison. Je lui dis qu’en 2003, un breton m’a remis en selle à 20 km de Loudéac en pleine nuit, alors que je marchais sur le bas côté en panne d’éclairage. Il me répond : c’était toi ! C’est ça aussi la magie du Paris Brest, nous étions plus de 5000 au départ et nous nous sommes retrouvés sur la route.

Pour l’instant, la pluie nous épargne et nous récupérons les petits lampions rouges, victimes de l’allure rapide du peloton.

Les bosses du Perche sont avalés calmement et un groupe important nous revient dessus à 5 km du premier ravitaillement. Alain et Claude sont encore médusés par le passage des premiers : ils sont fous me dit mon père, ils roulent aussi vite qu’à la sortie du dimanche matin. Une soupe rapide nous réchauffe et nous voilà partis pour rallier Villaines la Juhel.

villaine

Nous roulons dans un bon groupe auprès de l’américaine Mélinda Lyon,( meilleurs temps féminin des 2 dernières éditions). Le contrôle de Villaines nous permet de commencer le rite du randonneur sur Paris Brest : passer d’abord sa carte dans la badgeuse et faire tamponner son carnet de route. Il ne pleut toujours pas. L’assistance est efficace et nous permet de gagner du temps. Par précaution j’enfile mon gore-tex, pensant à la fraîcheur du petit jour aux alentours de Fougères. Quel nez, la pluie fait son apparition au bout de quelques kilomètres.

Soudain, une fusée déboîte sur notre gauche. Il s’agit du tandem CYFAC du RCA, piloté par une connaissance Didier Drouet. Ils sont seuls depuis le départ et roulent à plus de 33km/h de moyenne. J’en profite pour discuter un peu et leur souhaite bonne route. Le petit jour se lève et nous nous rapprochons de Fougères. Il est temps car le sommeil m’envahit, en effet je lutte depuis 20 km et ne pense qu’à un bon lit. C’est la première fois que cela m’arrive la première nuit. Cet épisode ne me rassure guerre pour la suite. Steeve a l’air plus à l’aise, il semble avoir effacé ce départ laborieux et prend les choses en mains. Ces relais sont plus longs et bien appuyés, il fait forte impression et témoigne d’une grande envie de rouler. Le tronçon Fougères-Tinténiac s’effectue rapidement et devient le théatre de la seule avarie de notre épopée. Je crève de la roue arrière à 10 km du contrôle. Bien à l’abri dans un groupe, cela m’embête de réparer, mais le pneu arrête de se dégonfler. Il s’agit d’une crevaison lente. Je m’en sors avec 10 km de danseuse pour soulager le pneu et confie le soin de la réparation à notre assistance. Il est 7h00, le temps est gris, une belle journée bretonne nous attend.

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Nous repartons vers Loudéac, véritable carrefour du Paris Brest. Steeve imprime le tempo, et nous évoluons à bonne allure. Nous souhaitons rattraper un groupe. C’est chose faîte au bout de 20 km. Un cyclo se met sur le côté pour satisfaire un besoin naturel tout en roulant. Steeve le pousse pour qu’il ne perde pas trop le contact du groupe, et je me mets à pousser Steeve. La situation devient cocasse. Mais cette façon de se soulager, ce vélo et cette silhouette nous rappelle quelqu’un. Mais bien sur c’est notre ami Robert, un costaud du club de Castanet. Le vent est de plus en plus violent et notre allure fléchit un peu. L’arrivée à Loudéac est très attendue, je sais qu’au-delà se dresse le secteur le plus difficile du parcours. J’ai toujours bien passé ce tronçon. Notre assistance veut nous ménager en nous installant dans une pizzeria. Nous ne voulons pas nous refroidir, engloutissons un sandwich et repartons sans tarder sous une pluie battante.

Trève, Uzel, Grace Uzel, ces villages sonne le glas aux cyclos fatigués. Cette partie me fait étrangement penser au Gers, elle est habituellement magnifique, mais aujourd’hui la pluie nous gâche le paysage. Steeve est moins à l’aise dès que la pente s’accentue. Nous soutenons quand même un bon train et parvenons jusqu’à Carhaix.

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Carhaix – Brest – Carhaix : voyage au bout de l’enfer !

Nous décidons de faire arrêter Alain et Claude à Carhaix afin qu’ils se reposent. La boucle Carhaix / Carhaix fait 160 Km. Je sais que nous avons toujours une heure de retard sur mes passages de 2003. Nous devrons normalement retrouver notre assistance vers minuit. La montée du Roc Trévezel n’est pas dure mais nous semble interminable. Steeve souffre, il grimace et s’accroche à ma roue. Tout à coup, je ne le vois plus, il est loin derrière et monte à sa main. Je m’inquiète pour lui. Son visage marqué confirme mes inquiétudes : il est victime d’un énorme coup de bambou. La défaillance fait partie du Paris Brest. Il faut savoir l’accepter et la gérer. C’est ce que nous avons fait. A contre sens, nous croisons les premiers qui filent vers Paris. Les visages sont tirés et la tension est palpable. Même si cette poignée d’irréductibles n’a pratiquement rien à voir avec la grande majorité du peloton des randonneurs, même si ils ont été tant décriés sur la précédente édition, leur courage et leur persévérance me laisse admiratif. Nous filons donc vers Brest, nous nous arrêtons boire un café à Sizun, Steeve est à la limite et se pose beaucoup de questions. Je tente de le rassurer et de le convaincre de ne pas s’arrêter dormir à Brest mais plutôt bien manger et rallier carhaix au plus vite, pour s’accorder une bonne nuit de repos. Peu importe le chrono, l’important est d’arriver à bon port. Un groupe imposant nous revient dessus et nous permet de plonger sur Brest. Le spectacle est magnifique, comme fait exprès, un soleil radieux illumine la Rade. Le moment est magique et efface un peu les souffrances endurées.

Retour vers la capitale

Un bol de soupe, et quelques sandwichs nous réconfortent. La venue d’un copain de Steeve nous remonte le moral. Nous ne pensons pas encore à la capitale mais à rejoindre rapidement carhaix pour se reposer. La remontée du Roc Trévezel est un véritable calvaire pour Steeve, une lutte féroce s’engage contre le sommeil. Il fait preuve d’une belle résistance. C’est quand même la première fois qu’il dépasse le cap des 600 bornes d’affilée ! Paradoxalement, je me sens bien et n’éprouve pas une grande fatigue. Les PBP se suivent mais ne se ressemblent pas, ce même tronçon m’avait fait exploser en 2003 !!.

Nous arrivons à Carhaix à 1h30 et réveillons notre assistance. Nous ne pouvons pas continuer comme ça, Steeve n’est pas adepte des techniques de repos des navigateurs marins et souhaitent dormir au moins 4h00. Je lui accorde un répit jusqu’à 6h00 du matin afin de reprendre la route au petit jour. Je décide prendre une douche et me blottis dans mon duvet. Je suis content car c’est la première fois que je me repose dans un dortoir de l’organisation. J’adore cette ambiance irréelle. Comme d’habitude, un imbécile me réveille alors que je viens tout juste de m’allonger. Mais non, ça fait déjà 4h00 que je ronfle.!!! C’est dur, j’ai l’impression de sortir d’une boite de nuit….

Steeve a mal dormi, il se réveille doucement. Je le rassure sur la suite des évènements. Maintenant c’est la partie la plus dure, on y va cool pour reprendre le rythme. Nous rejoignons la voiture et réveillons à nouveau notre assistance pour qui les heures de sommeil commencent à manquer. Nous perdons encore beaucoup de temps à nous préparer et quittons finalement Carhaix à 7h20.

Je commence alors à calculer nos futurs temps de passage et pense avec effroi à l’inévitable troisième nuit sur le vélo.

Enfin le soleil nous accompagne. C’est génial, nous croisons beaucoup de pelotons. Je me dis qu’ils ne sont pas encore arrivés ceux là, nous non plus d’ailleurs ! Steeve souffre moins mais les jambes ne sont pas encore revenues.

Loudéac est en vue, le moral revient. Il fait même chaud. Marie Joe vient nous encourager. Elle nous annonce les premiers abandons. Mais que ce passe t-il sur ce Paris Brest. Nous mangeons bien, c’est bon signe. Mais des nuages inquiétants viennent cacher le soleil tant attendu. La pluie, la villaine pluie, s’abat à nouveau sur nous. A force, nous ne nous en rendons même plus compte.

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Nous nous arrêtons au dernier contrôle secret et arrivons à Tinténiac. Il faut marcher presque 100 m pour pointer sa carte de route. Le trajet est le même qu’à l’aller, mais le pas est moins volontaire.

Mon père nous remonte le moral, chaque coup de pédale nous rapproche de notre objectif et Steeve va mieux. Nous commençons enfin à rouler. Le tronçon s’y prête bien : il n’ y a pas trop de bosses et le prochain contrôle se situe à moins de 60 km. Nous nous surprenons à rouler à plus de 30 km/h. Cette fois-ci le moral est revenu et nous prenons beaucoup de plaisir à rouler ainsi. Je me sens toujours bien, certes je suis fatigué, mais les jambes ne me font pas mal.

Nous apprenons à Fougères que notre assistance est victime d’une crevaison et que la réparation est impossible pour eux. Nous les retrouverons à Villaines avant la nuit. Nous sommes remontés comme des pendules, et roulons avec deux Basques de Bilbao. S’en suit alors une grande partie de manivelle, comme à l’entraînement , nous forçons sans compter. Je ne me suis jamais senti aussi bien sur ce Paris Brest qu’à cet instant.

Nous arrivons à Villaines sous des tonnerres d’applaudissement. Les spectateurs venus en masse contre les barrières réchauffent les cœurs par leurs encouragements et nous regonflent le moral. Un court instant, on n’a l’impression d’être un héros.

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Nous retrouvons Alain et Claude à la sortie du village. Nous avalons notre dernier repas avant d’attaquer la troisième nuit. Steeve est nerveux, il a retrouvé tous ses moyens et souhaite rallier Paris le plus vite possible. Après sa déconvenue durant la traversée des Monts d’Arrée, il met un point d’honneur à finir sur une bonne impression et veut tout donner pour ne rien regretter. Rapidement, nous décidons de remettre la machine en route. Les relais sont courts et appuyés. L’entente est de mise, nous évoluons en symbiose comme nous l’avons fait lors des brevets. Nous prenons beaucoup de plaisir. La pluie ne nous lâche plus et le vent latéral devient de plus en plus gênant. Mortagne est en vue. Notre assistance ne nous attendait pas si tôt. Je suis content car je retrouve Lionel Delahaie. Après avoir fait le départ en première ligne ,comme un cadet, et essuyé une chute en pleine nuit, il rentre tranquillement vers Paris pour boucler son septième Aller/Retour.

L’avant dernière étape nous mène à Dreux, le parcours est différent des années précédentes. Nous fonçons tête baissée dans la nuit noire et tremblons à l’idée de rater une flèche. Cela nous vaudra quelques minutes d’hésitation dans les carrefours mal indiqués. La Beauce ne nous abrite guerre des intempéries et la pluie redouble de violence. Je commence à fatiguer et me force à rester dans la roue de Steeve qui est véritablement survolté. On commence à apercevoir la fameuse lueur. Cette auréole qui se lit dans le ciel. Je sais, je comprends que Paris n’est plus très loin. Mais là, je n’en peux plus, j’en ai assez de toute cette eau. Le froid me saisit. Je prends un relais et pour plaisanter me verse un bidon sur le casque. Steeve rigole, il faut être fou pour rouler de nuit par un temps pareil ! J’ai l’impression que Steeve ne craint plus rien, comme si la pluie le laissait de marbre. L’approche du contrôle de Dreux est interminable. Enfin nous rentrons dans le gymnase. Une bonne soupe, des vêtements secs et nous voila repartis pour la dernière ligne droite.

Dreux

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Steeve comme à son habitude, rebranche le gros plateau. Je n’en peux plus, la tête craque et les jambes ne suivent plus. Je le laisse filer avec un groupe, me disant qu’il se retournera rapidement. Il ne tarde pas à m’attendre et m’encourage. C’est ça une équipe qui gagne, tous pour un et un pour tous. Le sommeil me lance des décharges électriques… Le petit jour se lève, nous commençons à calculer qu’il ne faut pas quand même trop traîner pour finir en moins de 60h. Je m’accroche encore quelques instants et le panneau annonçant les 15 derniers km est une véritable délivrance.

Steeve m’invite à accélérer pour finir en beauté. Je serre les dents et m’accroche comme un forcené à sa roue. C’est dingue, on vient de faire 1220 km, il nous reste que 10 km, mais il faut qu’on se fasse mal jusqu’au bout ! !Ce n’est pas du masochisme comme pourraient penser certains, mais c’est plus fort que nous.

On reconnaît les boulevards, les parisiens ne nous encouragent pas. Ils partent au boulot et se demandent ce que l’on fait sur nos machines. Le rond point des saules est en vue. Un dernier tour de piste. Nos pères sont là, ils sont fiers. Je suis heureux, ça y ‘est « on l’a fait ! » Une petite photo avant d’aller pointer. Malgré l’heure, des gens sont là et mesurent ce que l’on vient d’accomplir. On entend des applaudissements, toujours des applaudissements. Mon père m’embrasse, il est fier , et je suis content.

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Le contrat est rempli. Nous sommes partis à deux et rentrés à deux. Nous avons su déjouer les pièges de cette longue route. L’entente était parfaite. Peu importe le chrono. Nous étions une équipe efficace quand la route le permettait, patiente quand l’approche des contrôles devenait interminable et solidaire quand le mal nous tenait. Nous avons vécu une belle aventure humaine. Un grand merci à nos pères qui ont découvert PBP en effectuant la tâche la plus ingrate qui soit : celle de l’assistance.

Il me reste encore quelques belles années pour essayer de faire un chrono, ensuite il me tarde de me fondre dans la masse et boucler le parcours en autonomie totale, le tandem avec un copain me tenterait, mais le summum serait de le réaliser en duo avec stéphanie.

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