Oh my Lot

Première sortie dominicale après 2 mois de confinement à ronger son frein. Je l’attendais celle là, le plaisir que m’a offert mère nature a presque effacé la frustration de ne pas pouvoir partager une partie de manivelle avec les copains. Ce circuit je le connais pas cœur, un condensé du Lot bouclé sur 100 km. Du causse, de la vallée, de la pierre, des rivières, de la vigne, des brebis, des marchés, le Lot, Le Célé…mon jardin secret, oh my Lot !

Départ à 9h30 de la Métairie Petite. Les manchettes suffisent pour supporter l’air frais dans la descente de Hauteserre. L’herbe est haute entre les vignes. Direction Lalbenque. Je rame dans le petit talus qui monte sur le plateau. Arrêt rapide à la Cazelle de Nouel et pause photo avec le Trufficulteur de Lalbenque. Pas bavard le type mais toujours là !

Après avoir négocié quelques truffes, je file à Escamps par la D55. La route se rétrécie, le goudron est rugueux. Il faut passer en force si on ne veut pas rester planté dans le moindre faux plat. Ça va j’enroule le 52 et profite du paysage très dégagé sur cette partie du Causse. A Escamps je prends 5 mn pour lire l’ode à la pierre de Gilles Lades

Bas les masques au marché de Concots. L’esprit du Causse est fermé mais il y a de la vie dans ce village. Je le traverse et passe devant l’usine à Kroquettes. Allez zou, direction St Cirq.

La vue se dégage encore sur les hauteurs de St Cirq Lapopie. Le revêtement ne rend pas mais la descente arrive. C’est calme à St Cirq, d’ordinaire à cette époque on croise du monde. Le Lot est boueux, dommage pour les photos.

J’emprunte la vallée et ça file à 35 km/h entre Tour de Faure et St Martin Labouval. C’est bon de rouler un peu. Il est temps de prendre de la hauteur car se dresse devant moi le col des Lièvres. Passage obligé pour faire la jonction entre le Lot et le Célé. Route superbe, pas grand monde.

Descente en direction de Sauliac sur Célé. C’est boisé et les plantations de sapins me rappelle la montagne. Les falaises dominent le Célé. La route est plate maintenant. Je me cale à 32 km/h et file vers Cabrerets.

Au carrefour, je ne résiste pas à l’appel de la Sagne et tend mon bras à droite. Vent de face, le compteur peine à dépasser les 26 km/h. Pas d’affolante, il faut prendre le temps de remonter ce ruisseau qui serpente dans la vallée. La Sagne est cristaline mais on ne l’aperçoit pratiquement pas. Que d’herbes partout, je sais qu’il y a des vaches dans le coin. Des Salers, elles vont se régaler.

Tant que tu n’arrives pas au croisement de Sabadel, la Vallée de la Sagne n’est pas finie. On ne triche pas dans ce coin, toujours en prise. Direction Vers maintenant par la grande route de Figeac. 2 toboggans avant de descendre à Guillot. Vent dans le dos, main en bas du guidon, j’appuie sur les pédales. C’est trop bon. A Vers personne ne se baigne mais on mange au bord de l’eau. ça me donne faim.

Retour par la Vallée du Lot, vent de face. Mais parfois au grès des méandres du Lot, le vent me pousse…ça tourbillone. Je croise Kévin (il me semble !). Voilà Cahors, arrêt photo au Valentré et le temps passe il faut vite que je remonte à Hauteserre car je vais être copieusement en retard pour le repas du dimanche.

Je maintiens l’allure dans la côte de la Marchande pour ne pas trop faire baisser la moyenne. C’est fini, 107 km entre Causse et Vallée. Le Lot que j’adore, je ne m’en lasserai jamais.

Une réflexion au sujet de « Oh my Lot »

  1. Grâce à toi mon copain, je serai aussi allé dans le Lot ce dimanche. A bientôt pour une virée sur les routes Lotoise.

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